Le synopsis

TRAME DU TOME 1

Scène 1 : (1 page)
Midi de la France, début du XIIème siècle. Cette scène d'introduction est traitée comme un flash back sur fond noir et se déroule dans le sanctuaire souterrain des Liges de Bormanus. L'ambiance est angoissante, sombre, impressionnante. Un homme attaché, les bras et les jambes écartés sur une pierre levée de type menhir, se trouve au centre du sanctuaire. On sent un effroi énorme dans son regard. Soudain une silhouette vêtue d'une peau de bête dégoulinante de sang apparaît. Armé d'un poignard en pierre noire l'homme grave le symbole du dieu Bormanus sur le torse nu de l'homme ligoté. Ses gestes sont d'une extrême violence, le sang gicle et l'homme hurle de douleur. (Dans cette planche, seuls le visage et le corps du supplicié apparaissent nettement. De l'homme on ne voit que les mains, son couteau et sa peau ensanglantée. Le reste sera suggéré)

Scène 2 : (2 pages)
Quelques mois plus tard, dans une salle de son château, le comte Bertran d'Eyglière tente de dessiner les plans d'une abbaye. En vain. Des manuscrits, des plans, des cartes sont éparpillés partout dans la pièce. Soudain, un homme d'un certain âge, un domestique, essoufflé, pénètre dans la pièce pour le prévenir de l'arrivée de personnes que le châtelain attend avec impatience. Bertran se précipite pour les accueillir et découvre avec stupeur que le maître-bâtisseur qu'il attendait est en fait une jeune femme : Margot Saint-Benoît.

Scène 3 : (2 pages)
On retrouve Margot et Bertran sur le chantier d'une abbaye. Comme le lui a demandé Margot, Bertran lui fait visiter le chantier. Il est surpris du fait qu'elle soit une femme. Bertran fait part à Margot de son étonnement : il attendait Jean Saint-Benoît, l'ami et maître de Savier l'ancien maître-bâtisseur de l'abbaye mort depuis peu. Margot lui explique que son père ne peut plus se déplacer depuis qu'il a eu les jambes broyées par une pierre. Alors qu'ils discutent en marchant, on voit des ouvriers en train de travailler les regarder d'un oeil étonné, désagréablement surpris du côté des vieux, mais pas du côté des jeunes qui sont plutôt intéressés par cette séduisante jeune femme. Tous les jeunes hommes sauf un qui ne peut s'empêcher de faire une remarque sur cette sale femelle. Comme d'habitude les autres rient et se moquent du benêt Guilhem, le fils de la mère Béruche véritable dévote qui a élevé son fils dans la peur du péché et particulièrement des femmes tentatrices. Sur le chantier, on peut aussi voir des ouvrières et des maçonnes. Bertran avoue qu'il ne sait pas si c'est une bonne idée que Margot reprenne le chantier. Il affirme que de toute façon, c'est sa sĻur Blanche qui prendra la décision et qu'ils en parleront le soir même, au dîner. En attendant, il va demander à Gauthier, le marchand avec qui elle est arrivée, de l'héberger chez lui. Soudain, alors qu'ils sont en pleine conversation, Margot croise le regard d'une gamine rousse un peu étrange qui la regarde bizarrement. Margot est alors subitement victime d'une espèce de malaise accompagné d'une étrange et angoissante vision fugitive. Elle voit Savier mort, horriblement torturé et entrevoit  une « marque » mystérieuse sur son corps mutilé. Bertran soutient Margot qui est à deux doigts de perdre connaissance. Margot, ainsi que Bertran, mettent ce vertige sur le compte de la fatigue due au voyage. Bertran lui propose donc de se reposer un peu avant le dîner. Margot accepte avec soulagement...

Scène 4 : (1 page et demi)
Ce soir-là au château, Margot est à la table de Bertran et Blanche. Bertran lui explique qu'il souhaite partir pour la croisade en Terre Sainte. Mais avant, il veut s'assurer que sa sĻur, veuve depuis peu, revienne vivre au pays, ne serait-ce que pour avoir un Ļil sur les terres familiales. Bertran a donc fait revenir Blanche de l'abbaye de Lurols dont elle est la prieure. Elle pourra ainsi suivre le chantier de la future abbaye-mixte dont elle sera l'Abbesse. C'est pour cela qu'il avait demandé à Savier le maître-maçon, son ami d'enfance qui est allé en Terre Sainte, de lui construire une Abbaye digne de ce nom, une Abbaye « nouvelle ». Blanche questionne ensuite Margot, sur ses intentions et sur son savoir. Convaincue par les connaissances et la personnalité de Margot, Blanche annonce qu'elle décide que Margot sera le nouveau Maître-bâtisseur. Visiblement fatiguée, Blanche se retire et Bertran propose à Margot de lui montrer sa bibliothèque qui contient, d'après lui, quelques ouvrages qui pourraient intéresser Margot.

 

Scène 5 : (1 page et demi)
Dans la bibliothèque, Bertran montre à Margot certains de ses ouvrages les plus rares (dont certains mis à l'index par l'Eglise). Il en profite pour en savoir plus sur la relation que Margot entretien avec la religion. Margot parle avec passion de sa foi et de ses nombreuses connaissances. Bertran semble aussi apprécier qu'elle ne soit pas particulièrement dévote mais plutôt cultivée et ouverte. Bertran est sous le charme. Margot décide de rentrer se coucher, sachant que le lendemain elle sera présentée officiellement aux ouvriers, Blanche l'ayant acceptée comme maître-bâtisseur. Elle quitte la bibliothèque avec un domestique que Bertran a fait appeler. Une fois la porte de la bibliothèque refermée, Blanche sort de l'ombre o¯ elle s'était cachée en passant par un passage secret situé dans le mur (on voit le passage ouvert). Bertran et Blanche discutent de Margot, de ses qualités et évoquent mystérieusement certaines choses qu'ils auraient volontairement omis de lui dire...

Scène 6 : (2 pages)
Ce même soir, on retrouve Margot qui installe ses affaires dans une chambre chez Gauthier. Alors qu'elle est sur le point de se coucher, elle découvre un peu surprise la gamine rousse aperçue sur le chantier sur le pas de sa porte. Margot a un mouvement de recul, la fillette ayant jailli subitement comme par magie. Mais la gamine n'est autre que la fille de son hôte. Jehane, puisque c'est ainsi qu'elle se prénomme, attire l'attention de Margot sur ses cheveux roux. Un peu par provocation, elle explique que d'habitude tout le monde la rejette et se méfie d'elle : c'est une enfant du « démon » prétendent certains, elle a les cheveux rouges comme le feu, rouge comme l'enfer. Mais Margot rétorque amusée que les démons n'existent pas, qu'elle s'en moque et qu'elle souhaite juste dormir. Elle chasse donc gentiment Jehane qui s'en va sans faire d'histoire.

 

Scène 7 : (3 pages)
Le lendemain matin on retrouve Margot et Bertran sur le chantier : Bertran présente LA nouvelle maître-bâtisseur aux ouvriers tout en visitant le chantier en pleine activité. Les réactions sont mitigées, selon les âges, les sexes et les personnes. On constate que d'autres femmes travaillent déjà sur le chantier. Soudain, un accident se produit : un problème de construction d'échafaudage ou d'ogive survient et Margot intervient in extremis et réussit à éviter la mort d'un vieux maçon. Margot parvient par cette action à s'imposer auprès des ouvriers...

 

Scène 8 : (2 pages)
On retrouve Margot quelques jours plus tard. Jehane vient lui apporter son repas du midi. Elles discutent toutes les deux et semblent très complices. Margot s'est très vite prise d'affection pour cette fillette espiègle et vraiment intelligente, quoique toujours un peu étrange. Soudain, Margot est à nouveau victime d'une vision d'horreur qui concerne le meurtre rituel d'une personne que Margot ne reconnaît pas (celui de la scène 1). Mais elle a le temps de distinguer la même mise en scène et la marque mystérieuse aperçue lors de la vision de la mort de Savier. Troublée, et au bord du malaise, Margot se ressaisit avant que Jehane, un peu inquiète par son vacillement, n'alerte quelqu'un.

Scène 9 : (1 page)
Flash back. Scène traitée comme la scène 1 sur fond noir même s'il s'agit d'un autre lieu. Scène angoissante avec un jeu sur l'éclairage en insistant sur l'obscurité. Nous sommes dans une salle richement décorée, et surplombée par une immense croix chrétienne. Il s'agit de la salle d'audience des Chevaliers de la Sainte Croix (un Ordre secret au sein de l'Eglise apostolique et romaine). Un évêque est au centre d'une espèce de fosse, seul. Au-dessus de lui, en cercle, une assemblée de silhouettes qui restent dans l'ombre l'interpelle. L'ombre qui semble être la plus importante de l'assemblée lui ordonne de régler au plus vite son problème ! S'il veut avoir le privilège de rejoindre l'Ordre comme il le souhaite. L'ombre le menace à mot couvert d'une mort horrible s'il échoue... Fin du Flash Back. L'évêque se réveille en hurlant et en nage dans son lit. Son diacre surgit. Il lui demande s'il s'agit encore de cette sale histoire, et l'évêque acquiesce de la tête. L'évêque ordonne à son valet de convoquer au plus vite Maître Ekhart, l'homme que l'Ordre lui a dépêché pour l'aider à résoudre son problème.

 

Scène 10 : (1 page)
Quelques temps plus tard, on retrouve Margot en plein travail dans la pièce du maître-maçon. Concentrée, elle termine de dessiner les plans de l'abbaye (vue sur les plans). Un vieux maçon regarde, observe sans rien dire et enfin la complimente sur ses connaissances et l'audace de son projet.  Elle lui sourit, il est gagné à sa cause...

 

Scène 11 : (1 page)
Après le départ de l'homme, comme tous les soirs depuis un moment, Jehane apporte de quoi manger à Margot puisqu'elle ne vient plus chez ses parents ni pour le dîner ni pour dormir. On apprend que Margot s'est maintenant installée dans la « pièce » du maître-maçon qui lui sert à la fois « d'atelier » et de lieu de vie. Jehane s'installe dans un coin de la pièce et commence à poser des questions à Margot : discussion agréable et détendue entre Margot et Jehane. On en apprend alors plus sur Margot, et notamment comment son père lui a transmis toutes ses connaissances, en particulier celles acquises auprès des savants arabes lors de son séjour en terre sainte. Jehane apprend aussi à Margot qu'elle déteste son père parce qu'il est parfois violent avec elle ou avec sa mère...

Scène 12 : (2 pages)
Quelques jours plus tard, Bertran et Blanche visitent le chantier. Face aux progrès réalisés depuis l'arrivée de Margot, Blanche se vante dŌavoir eu raison de lui avoir fait confiance. Selon elle, les ouvriers travaillent plus efficacement depuis l'arrivée de Margot. Blanche et Bertran trouvent d'ailleurs Margot en pleine conversation avec un maçon : il la respecte, cela se voit ! Margot montre ensuite à Blanche et Bertran ses nouveaux plans et les leur explique. Bertran est très impressionné, c'est encore plus ambitieux que ce que Savier lui avait proposé... Sans qu'ils s'en rendent compte, ils sont discrètement surveillés par quelqu'un situé sur un échafaudage dont on ne voit pas le visage.

Scène 13 : (1 page)
Scène de nuit dans les bois. A la lueur de la lune, un homme avance vers une clairière (il s'agit de Gauthier, le père de Jehane mais on ne verra pas que c'est lui). Soudain, un autre homme, une silhouette sort de l'ombre (le lecteur l'ignore encore mais il s'agit de maître Ekhart). La silhouette apparaît dans la lueur de la lune et on aperçoit un visage effrayant, marqué par des cicatrices et des restes d'une vérole. Il tend à l'autre homme un petit coffre. L'homme s'en empare et s'en va...

Scène 14 : (2 pages)
Quelques heures plus tard, à l'aube, Margot entend des cris. Elle se lève, et comme les autres ouvriers du chantier, elle découvre le corps d'un jeune maçon horriblement mutilé pendu dans le chĻur de l'abbaye en chantier. Certains parlent d'un tueur fou possédé par le démon. Les hommes commencent doucement à descendre le corps et constatent les plaies sur le corps et son crâne défoncé. Tout de suite dès que le corps est posé Margot reconnaît la même mise en scène que dans ses autres visions et repère la marque dessinée par les plaies ensanglantées : il s'agit du symbole déjà vu mentalement pour les deux autres meurtres. Elle pousse un cri d'effroi. Toutes les personnes présentent sur le chantier se tournent vers Margot qui s'évanouit. Bêtement, Guilhem fait une remarque déplacée sans se rendre compte, que par sa remarque, il se dénonce lui-même. 

Scène 15 : (2 pages)
On retrouve Margot au château, dans une chambre avec Blanche qui la veille. Elles discutent un peu, de l'une et de l'autre et du fait que Guilhem a été emprisonné pour être jugé. Margot est surprise, voire révoltée, par la nouvelle : elle n'imagine pas ce simplet de Guilhem en meurtrier. Bertran arrive et Blanche part se coucher. Margot parle de ses visions à Bertran qui les minimise. Il prétend que c'est s˛rement d˛ à ses lourdes responsabilités, et à  la fatigue du chantier... Il lui propose de faire une pose et de rester vivre au château le temps du chantier. Mais Margot refuse et préfère retourner vivre, manger et dormir tous les soirs chez les parents de Jehane car c'est moins loin du chantier. Elle s'installera de nouveau chez eux le lendemain.

 

Scène 16 : (1 page et demi)
Le lendemain soir, après sa journée de travail, Margot se réinstalle chez les parents de Jehane, qui est ravie et soulagée. Jehane explique à Margot qu'elle a peur à cause des meurtres. Intriguée, Margot lui explique qu'il n'y  a eu qu'un seul meurtre !? Mais Jehane lui raconte ce que tout le monde sait mais préfère taire : d'autres personnes, dont Savier sont morts comme le maçon retrouvé la veille. Margot est très très troublée. Ce soir là, Margot accepte que Jehane reste dormir avec elle.

 

Scène 17 : (1 page et demi)
Dans la nuit, Margot fait un cauchemar horrible, dans lequel se mélangent des meurtres rituels et des corps ouverts comme pour une autopsie. Elle se réveille d'un seul coup et se rend compte que Jehane a un bras posé sur elle. Margot constate aussi que le sommeil de la fillette semble très agité également. Elle se lève pour boire un peu d'eau. Et pour ne pas réveiller Jehane qui s'est calmée, elle préfère ne pas se recoucher et se mettre à sa table de travail...

Scène 18 : (2 pages)
Le lendemain matin dès l'aube, Margot regagne le chantier. Elle remarque tout de suite que quelque chose a changé : les ouvriers et les maçons n'ont plus la même attitude avec elle, ni entre eux. Un climat de suspicion règne. Soudain une bagarre éclate parce qu'un maçon est accusé d'être le tueur possédé par le démon ! Margot est obligée, non sans mal, d'intervenir pour faire cesser la rixe.

 

Scène 19 : (2 pages)
Ce soir là, Margot va voir Bertran au château. Margot étant très remontée contre lui, une dispute éclate. Elle lui reproche de ne pas lui avoir dit la vérité, de lui avoir menti à propos de Savier et des autres meurtres et d'avoir laissé la situation s'envenimer ! Bertran veut bien admettre qu'il y a eu d'autres morts. Mais encore une fois, il minimise ces morts et parle de bandits itinérants ou d'un fou dangereux, comme Guilhem qui a été arrêté, et qu'il n'y a donc plus de risque. Très sceptique et déçue par ses réponses, Margot lui annonce qu'elle compte quitter le chantier et rentrer chez elle...

Scène 20 : (2 pages)
Alors que Margot prépare ses affaires, Jehane pleure et fait tout pour essayer de la retenir. Soudain, Blanche pénètre chez les parents de Jehane, et fait sortir tout le monde sauf Margot.  Une discussion très tendue a alors lieu entre Blanche et Margot. Au bout du compte, Blanche reproche à Margot de bafouer l'honneur de sa famille et des bâtisseurs. Elle insiste sur le fait qu'elle trahit la confiance que tous ont placée en elle : vis à vis de Savier et de son père, elle se doit de terminer le chantier ! Face aux arguments de Blanche, Margot, touchée dans son orgueil, abdique et accepte de rester jusqu'à la fin du chantier mais elle ne cache pas son mépris pour les mensonges de Blanche et Bertran...

Scène 21 : (1 page)
Quelques jours plus tard, sur le chantier, rien n'est plus comme avant. On apprend que Guilhem a été transféré au siège de l'évêché pour être jugé. Tous regardent Margot avec un mauvais Ļil, comme si elle était responsable de tous ces malheurs. Certains évoquent son amitié avec Jehane, la rousseaute, fille du diable qu'il faudrait br˛ler...

Scène 22 : (1 page)
Ce soir là, Margot laisse éclater sa colère et ses craintes. Margot explique à Jehane que cette situation ne peut plus durer, qu'il lui faut résoudre ces meurtres et trouver ce soi-disant « tueur-fou » possédé par le démon. De rage, elle envoie ses affaires balader. Souhaitant venir au secours de son amie qu'elle sent dans la détresse, Jehane propose de l'aider. Touchée et amusée par la proposition de Jehane qu'elle ne prend qu'à moitié au sérieux, Margot accepte avec plaisir. Cependant elle lui fait jurer de ne rien dire à personne d'autre qu'à elle-même...

 

Scène 23 : (2 pages)
Quelques temps plus tard, l'évêque local (vu scène 9) termine sa visite « surprise » de courtoisie à Blanche et Bertran. L'évêque est venu voir la nouvelle abbaye et faire le point sur les meurtres et l'arrestation de Guilhem. L'évêque annonce guilleret qu'il sera pendu très prochainement. Ils sont rejoints par Margot qui leur fait un point sur le chantier, et qui a du mal à cacher sa colère de voir un innocent être exécuté de la sorte. L'évêque est plutôt joyeux et jovial, gentil et agréable bien qu'un peu sceptique sur cette volonté de laisser entrer tant de lumière dans la maison de Dieu. D'après lui, les « brebis » ont besoin d'avoir peur de l'obscurité pour mieux se tourner vers le Père salvateur. Alors que l'évêque quitte le chantier, Margot peste contre lui et Blanche affirme qu'elle non plus ne l'aime pas. Bertran ajoute que son seul défaut est de seulement trop aimer l'argent et le pouvoir...

Scène 24 : (2 pages)
Cette nuit là, on voit Jehane qui suit discrètement son père dans la nuit. Elle le suit jusqu'à l'entrée d'un souterrain qui est gardé par d'autres hommes qui déclarent à Gauthier qu'ils n'attendaient plus que lui pour commencer. Quelques instants plus tard, alors qu'elle s'apprête à pénétrer discrètement dans le souterrain, elle entend un horrible cri. Prise de panique, Jehane s'enfuit en courant et se réfugie chez Margot. Jehane refuse de raconter pourquoi elle semble si effrayée. Margot en déduit que son père a peut être essayé de la battre...

Scène 25 : (2 pages)
Le lendemain, un nouveau meurtre rituel est découvert sur le chantier : on retrouve un corps horriblement mutilé, comme celui de la scène une. Margot, qui est avec Jehane, repère encore une fois la « marque mystérieuse » sur le corps mutilé. Mais cette fois-ci le ventre de la victime a été ouvert ! Et on dirait qu'il a été vidé d'une partie de ses organes !! Les ouvriers maçons parlent ouvertement de l'Ļuvre du DEMON et Margot pensent tout de suite à Guilhem qu'il faut sauver de la pendaison : il ne peut pas être coupable puisqu'il est dans les geôles de l'évêque ! Plusieurs maçons et ouvriers agressifs viennent voir Margot. Ils lui annoncent qu'ils ont décidé de quitter le chantier, parce que c'est une femme et qu'elle est trop jeune pour être maître-batisseur, et surtout parce qu'elle traîne trop avec Jehane la rousseaute, fille des enfers démoniaques ! VOUS AVEZ PEUR !! Leur hurle Margot en protégeant Jehane contre elle.

Scène 26 : (1 page)
Margot se précipite au château après avoir ordonné à Jehane de se cacher. Avec Blanche et  Bertran, ils se réunissent dans la bibliothèque de Bertran. Sur la proposition de Margot, ils décident de laisser partir les ouvriers qui le désirent (afin d'éviter que la psychose ne gagne l'ensemble des ouvriers ) et de faire appel aux amis maçons de Margot qu'elle va appeler à la rescousse, en leur proposant un très bon salaire. Bertran et Blanche acceptent sa proposition avec soulagement. Bertran leur confirme également que le corps arrivé à la chapelle du château a bien été vidé d'une partie de ses organes au niveau du ventre ...

Scène 27 : (3 pages)
Ce soir là, alors que Margot retourne au chantier, elle trouve Jehane qui l'attend avec fébrilité devant le château. Jehane demande à Margot de la suivre : elle a découvert quelque chose. Jehane emmène Margot vers l'endroit o¯ elle a suivi son père la veille. Ayant pris des torches, Jehane guide ensuite Margot dans des galeries souterraines. Et quelques instants plus tard, elles découvrent sous l'abbaye un ancien lieu de culte pré-chrétien (grande case très impressionnante, avec du sang sur la pierre de sacrifice). Margot reconnaît tout de suite le symbole du Dieu vénéré dans ce lieu comme étant celui qu'elle a vu sur tous les morts...

Fin du tome 1 : 46 pages

TRAME DU TOME 2

Scène 1 : (1 page)
Scène « choc », doit être violente. Ce soir là, dans une ruelle sombre et un peu sordide. Alors que Maître Ekhart (personnage aperçu tome 1 scène13 ) sort d'une auberge, un mendiant l'interpelle. Maître Ekhart poursuit son chemin. Le mendiant le rattrape et insiste. Soudain, Maître Ekhart sort une lame, et de façon impitoyable assassine le mendiant. Il reprend ensuite sa route très calmement, comme s'il ne s'était rien passé.

Scène 2 : (2 pages)
Scène située sur le chantier. On voit peu d'ouvriers et l'activité est au ralenti ...
Quelques semaines plus tard, alors que Margot constate avec dépit que le chantier avance au ralenti faute de main d'Ļuvre, Jehane vient l'avertir que des ouvriers arrivent à Eyglière. Margot accueille Tegwen, accompagné des autres maçons qu'elle avait appelés à la rescousse et se jette dans les bras du jeune homme. Gêné, Tegwen lui apprend une mauvaise nouvelle : son père est au plus mal. Margot est bouleversée. Tegwen essaie de la consoler. Ils s'enlacent tendrement ... On sent tout de suite qu'il y a une grande affection entre eux deux. Bertran et Blanche avertis de l'arrivée des ouvriers sont accourus sur le chantier à leur tour. En découvrant Margot et Tegwen ainsi enlacés, Bertran ne peut retenir un sentiment de jalousie. Jehane plus en retrait montre le même sentiment ...

Scène 3 : (1 page)
Dans la soirée, Margot, Tegwen, Blanche et Bertran dînent ensemble au ch‰teau. Ils discutent de l'avenir du chantier. Margot annonce aussi qu'elle est très inquiète pour son père. On assiste à un jeu de séduction et de mise en garde mutuelle. D'un côté, Bertran et Tegwen puisque tous les deux paraissent très attachés à Margot. De l'autre côté Blanche qui semble séduite par Tegwen, provoque la jalousie de Margot qui cache mal ses sentiments amoureux vis à vis de Tegwen...

Scène 4 : (2 pages)
Un peu plus tard ce même soir, on retrouve Tegwen et Margot dans la pièce du maître-maçon o¯ Tegwen doit s'installer. Celui-ci déballe ses affaires tout en jetant un oeil sur les plans de Margot. Margot en profite pour lui raconter les crimes, ses « vision », sa découverte de la grotte avec Jehane sous l'abbaye, et enfin le lien qu'entretient le père de Jehane avec ceux qui occupent la grotte. Après quelques instants de réflexions, Tegwen affirme qu'il faut prévenir le ch‰telain Bertran. Margot hésite et préférerait d'abord retourner s'assurer qu'elle ne se trompe pas sur la grotte o¯ elle n'est pas retournée depuis la première fois. Par peur, avoue-t-elle. Tout en parlant, elle range ses plans pour lui laisser de la place. Tegwen commence à la rassurer quand soudain ils constatent qu'ils sont épiés. Très vite, ils découvrent qu'il s'agit simplement de Jehane de nouveau entrée comme par enchantement... Margot décide de rentrer se coucher avec elle.

Scène 5 : (2 pages)
Le lendemain matin, le travail reprend sur le chantier avec une nouvelle énergie (grande case montrant le chantier de l'abbaye en pleine ébullition). Tegwen impressionne tout le monde par son génie de la sculpture. Même Jehane, qui n'apprécie pas ce jeune homme venu g‰cher sa relation privilégiée avec Margot, est sous le charme...

Scène 6 : (4 pages)
Maison du père de Jehane.
Cette nuit là, Margot est « victime » d'un flash très bref mais violent : on voit en gros plan une énucléation. (dans la chambre d'à côté on aperçoit Jehane dans son lit qui semble avoir également un sommeil très agité ...). Bouleversée, elle se lève sans faire de bruit, sort de la maison du père de Jehane discrètement et marche jusqu'à la cabane du maître-maçon o¯ elle réveille Tegwen. Margot le convainc de retourner ensemble dans la grotte qui se situe sous l'abbaye. Une fois sur place, ils remarquent des instruments de « chirurgie » en os et en pierre, des manuscrits décrivant des dissections de corps humains et surtout des taches de sang frais. Stupéfaits, Margot et Tegwen repartent vers le chantier. C'est le petit matin. Une fois là, ils apprennent, effarés, qu'un nouveau meurtre rituel a été commis, mais cette fois-ci ce sont les yeux qui ont disparus ! Plus que troublée, Margot fait tout de suite le lien avec sa vision...

Scène  7 : (2 pages)
Ch‰teau.
Ce même matin, poussé par Tegwen, Margot va tout expliquer à Bertran et Blanche. Ceux-ci expédient un messager à l'Evêque pour l'alerter. Bertran décide également de mener une attaque contre ceux qui occupent la grotte, directement dans leur sanctuaire, supposant qu'ils se réuniront à nouveau à la nuit tombée. Margot souhaite les accompagner, mais Bertran lui interdit de participer à l'expédition et ordonne à Tegwen de veiller à ce qu'elle obéisse. Face à la détermination de Bertran, et à l'insistance de Tegwen, Margot se soumet. Elle a surtout vu le signe que Tegwen lui a discrètement fait ...

Scène  8 : (1 page et demi)
Ce soir là, Bertran et ses hommes font donc une descente dans le sanctuaire situé sous le chantier de l'abbaye mais ne découvrent RIEN ! Aucune trace !! Malgré tout, ils remarquent que ce lieu était bien un lieu de culte mais qu'il a été déserté dans l'urgence : comme si quelqu'un les avait prévenus !

Scène 9 : (une demi-page)
Dans le même temps, caché devant la Maison du père de Jehane, Margot, Jehane et Tegwen attendent que le père de Jehane se décide à sortir pour le suivre. On apprend que c'est justement parce que Tegwen avait en tête de suivre le père de Jehane qu'il a fait un signe à Margot pour qu'elle accepte de ne pas accompagner Bertran et ses troupes dans la grotte.

Scène 10 : (2 pages)
Quelques instants plus tard, le père de Jehane sort effectivement de chez lui. Margot, Jehane et Tegwen le suivent discrètement. L'homme sort de la cité et prend un chemin à travers les bois. Là il a rendez-vous avec un mystérieux émissaire. Au nom des Liges de Bormanus, le père de Jehane remercie l'émissaire : ils ont bien reçu son message et Bertran ne trouvera rien dans la grotte. L'émissaire tend alors un coffre au père de Jehane et s'en va sans dire un mot. Face à l'urgence de la situation, Margot décide de suivre l'émissaire, et Tegwen, le père de Jehane. Jehane préfère rester avec Margot...

Scène 11 : (4 pages)
L'émissaire rejoint alors une auberge située sur la route qui mène à la ville o¯ siège l'Evêque local. Gr‰ce à sa petite taille, Jehane se faufile discrètement à l'intérieur de l'auberge et permet à Margot d'y pénétrer à son tour. Elles arrivent ainsi à espionner la pièce o¯ est entré l'émissaire. Au bout d'un court moment un homme l'y rejoint. C'est l'Evêque !! Margot parvient à entendre une partie de la conversation entre l'émissaire et l'évêque qui semble être là incognito. L'Evêque, qui paraît craindre l'homme qu'il appelle Maître Ekhart, lui demande si les « Liges » sont « hors de danger ». Interloquée, Margot apprend alors que c'est l'Evêque lui-même qui a fait prévenir les Liges de Bormanus, comme les nomme l'Evêque, de la « descente » probable des hommes de Bertran. Maître Ekhart précise que son nouveau « cadeau » a plu aux « Liges ». L'Evêque s'énerve et annonce qu'il faudra détruire ces manuscrits diaboliques dont se servent les Liges pour leurs cérémonies. Maître Ekhart ne cache pas son dégo˛t pour leurs rituels démoniaques. L'Evêque lui explique que Bormanus est pour eux un dieu guérisseur. Mais pour mieux le servir, ils veulent en savoir davantage sur le fonctionnement du corps humain. Ils profitent donc des meurtres rituels pour mettre en application ce qu'ils apprennent dans les manuscrits que l'Evêque leur transmet. Soudain Jehane fait un bruit suspect et Maître Ekhart arrête sa conversation avec l'Evêque ... puis la reprend. Margot préfère ne pas prendre de risque et décide de rentrer à Eyglière...

Scène 12 : (2 pages)
De retour au village, Margot raccompagne Jehane chez elle, puis se dirige vers le ch‰teau pour prévenir Bertran du rôle de l'Evêque. Mais sur le chemin, Margot tombe dans une embuscade tendue par une dizaine d'hommes qui surgissent à son passage : tous portent une « cagoule » marqué du sceau de Bormanus. Avant qu'elle ait pu faire ou dire quoi que ce soit, Margot est assommée...

Scène 13 : (2 pages)
Ligotée dans une des nombreuses grottes naturelles situées sous l'abbaye, Margot, qui s'est réveillée, doit faire face à ses tortionnaires masqués. Ils se présentent comme étant les Liges du dieu Bormanus. Celui qui semble être le chef explique à Margot qu'ils ne peuvent accepter qu'un lieu de culte soit construit juste au-dessus de leur propre sanctuaire. Et comme ils sont persuadés que sans elle le chantier ne pourra pas aboutir, ils sont obligés de la « sacrifier ». Margot terrifiée, tente de les alerter et raconte qu'ils sont manipulés par l'Evêque !! Celui qui semble être le grand maître ne veut rien entendre, il est convaincu qu'elle veut simplement sauver sa peau en racontant des menteries. L'homme qui se trouve avec le grand maître, et que Margot reconnaît à sa voix comme étant le père de Jehane, semble plus troublé par ses déclarations. Mais le grand maître déclare solennellement que Margot sera sacrifiée sur l'autel de Bormanus !

Scène 14 : (3 pages)
Nous sommes de retour dans l'auberge. Maître Ekhart et l'Evêque se sont attablés dans la salle à manger commune. Ils parlent discrètement. Maître Ekhart raconte qu'il a secrètement assisté à une cérémonie des Liges de Bormanus. Il explique ainsi à quoi serve les livres que l'Evêque leur fournit. Le lecteur verra dans cette scène ce que Maître Ekhart décrit, c'est à dire un véritable prélèvement d'organes, avec les explications en texte off. L'Evêque est dégo˛té par ces barbares arriérés. Maître Ekhart annonce enfin à l'Evêque qu'il ne veut malgré tout prendre aucun risque : il n'a aucune confiance dans les Liges, et va lui-même se débarrasser de la « maître- b‰tisseur ». L'Evêque est réticent. Il a peur de la réaction de Bertran et préfère que ce soit les Liges qui les débarrasse de Margot Saint-Benoît. Maître Ekhart rappelle à l'Evêque qu'il a été envoyé par l'Ordre de la Sainte-Croix pour venir en aide à l'Evêque. Et à ce titre, l'Evêque doit se soumettre. Celui-ci, mal à l'aise à l'évocation de l'Ordre, donne son accord. Maître Ekhart se lève et annonce qu'il va réunir ses hommes.

Scène 15 : (2 pages)
Le sanctuaire
Enfermée dans une petite grotte sombre, Margot est seule en attente du sacrifice. Elle pleure de rage en pensant à son père, à Tegwen et à tout ce qu'elle souhaite encore vivre. Soudain, alors qu'elle est persuadée que les Liges viennent la chercher, elle découvre Tegwen et Jehane qui sont venus la délivrer. Margot est soulagée... Jehane a entendu son père raconter à sa mère ce qui s'était passé avec la «maître-batisseur » et elle a prévenu Tegwen alors revenu sur le chantier en espérant y retrouver Margot ... En suivant à nouveau le père de Jehane, ils ont découvert o¯ Margot était gardée prisonnière...

Scène 16 : (3 pages)
On retrouve Margot, Tegwen et Jehane qui courent vers le ch‰teau de Bertran. Soudain, ils se retrouvent encerclés par Maître Ekhart et les sbires de l'Evêque venus assassiner Margot. Margot reconnaît l'Emissaire de l'évêque qu'elle prend violemment à parti. Le père de Jehane, qui s'est lancé à la poursuite de Margot avec des Liges, surprend de loin l'altercation entre Margot et l'Emissaire de l'évêque. Intrigué, il fait en sorte de rester dans l'ombre et en retrait avec ses hommes. Ne supportant pas l'idée de mourir sans comprendre les tenants et aboutissants de cette sombre histoire, Margot demande à l'Emissaire/Maître Ekhart POURQUOI il veut sa mort. Persuadé que Margot et ses acolytes vont mourir d'ici quelques instants sous ses mains, celui-ci lui explique tout : l'Evêque manipule en fait les Liges pour contrecarrer les plans de Bertran. Puisqu'il ne peut s'opposer directement au pouvoir du seigneur local, le très conservateur Evêque de la région a imaginé un plan machiavélique. Ne supportant pas l'idée qu'un édifice voué au Dieu Tout-puissant ne corresponde pas aux rigoureux canons établis par l'Eglise depuis des siècles, l'Evêque, pris dans sa folie intégriste, a trouvé le moyen de manipuler les adeptes d'une secte pré-chrétienne dont il a eu vent : les Liges de Bormanus. En les incitant à protéger par des meurtres leur lieu de culte, situé sous la future abbaye, il veut à tout prix empêcher l'élévation de cet édifice grandiose et lumineux, véritable « Temple démoniaque » en terre consacrée. L'évêque terrassera ensuite les idol‰tres et leur culte méprisable.

Scène 17 : (2 pages)
Tapis dans l'ombre, le père de Jehane a donc la confirmation que les Liges sont manipulés par l'Evêque ! Ayant tout raconté, l'Emissaire/Maître Ekhart dégaine sa lame et se lance à l'assaut de Margot. Mais elle est sauvée in extremis par Jehane qui, en s'interposant entre Margot et l'Emissaire meurt à sa place !

Scène 18 : (2 pages)
Fou de rage, le père de Jehane lance alors les Liges contre les sbires de l'Evêque. Victimes du nombre et de l'effet de surprise ceux-ci sont exterminés jusqu'au dernier, sauf Maître Ekhart qui parvient à s'enfuir. Le père de Jehane se lance à sa poursuite...

Scène 19 : (1 page)
Alors que Tegwen se précipite au ch‰teau pour prévenir Bertran, Margot, effondrée et en larmes, tient Jehane, morte, dans ses bras...

Scène 20 : (2 page)
Quelques heures plus tard, on retrouve Margot au ch‰teau en grand conciliabule avec Bertran, Blanche et Tegwen. La tristesse des uns et des autres est presque tangible. On apprend que lorsque Bertran et ses hommes sont arrivés sur le lieu des combats, les Liges avaient disparus. Maintenant qu'ils sont au courant du plan machiavélique de l'Evêque, Bertran et Blanche sont face à un véritable problème « diplomatique ». Ils hésitent à s'attaquer de front à l'évêque mais ordonne en revanche qu'on pende le père de Jehane qui a disparu. Face à une attitude qu'elle juge veule, Margot hors d'elle, sort en claquant la porte.

Scène 21 : (2 pages)
Le lendemain matin, alors qu'ils sont en route pour le palais de l'Evêque afin de lui demander finalement des comptes, Margot, Blanche et Bertran croisent le chemin d'un homme plein de sang, qui semble avoir perdu la raison : Margot reconnaît le père de Jehane qui s'enfuit dans les bois. Quelques instants plus tard, ils croisent la route des soldats de l'Evêque. Ils apprennent alors des soldats que l'Evêque a été assassiné par un fou furieux qui est parvenu à s'enfuir. Laissant les soldats poursuivrent leur « chasse », Bertran et Blanche, particulièrement soulagés, décident de rentrer au ch‰teau. Margot est effondrée par cette succession d'épreuves et de drames...

Scène 22 : (1 page)
Sur le chantier...
Le lendemain, contre l'avis de Bertran, Blanche et Tegwen, Margot annonce qu'elle a décidé de quitter Eyglière. Seule, refusant toute compagnie, elle compte rejoindre rapidement son père qui est au plus mal. D'un commun accord, Tegwen restera pour superviser le chantier de la future abbaye. Tegwen comme Bertran ne parviennent pas à cacher leur accablement.

Scène 23 : (1 page)
Cimetière enneigé excepté une tombe fraîche ...
Avant de quitter Eyglière, Margot passe se recueillir sur la tombe de Jehane... Elle repart et, au loin, on aperçoit une silhouette qui la regarde s'éloigner. Le lecteur se demandera s˛rement s'il s'agit de Bertran ou de Tegwen...

Scène 24 : (1 page)
Ruelle sombre
Ce soir là, Maître Ekhart attend dans l'ombre. Deux hommes viennent lui faire un rapport : la maître-batisseur est parti à l'aube, mais ils ne savent pas pour o¯ exactement. Pour Paris à ce qu'ils ont compris. Maître Ekhart répond que la chasse n'en sera que plus excitante. Il ajoute pour lui-même que le principal c'est, comme l'Ordre l'a commandée, de bien honorer sa condamnation à mort...

Total : 46 pages